Hymnode

La Femme tombe avec ceux qu’elle entraîne,
Son corps parfait se cambre sur l’abîme ;
La femme tombe avec ceux qu’elle enchaîne,
Vers ce néant où le désir s’abîme.

Mais elle plane, asservie et divine,
Participant de la Terre et de l’Air.
Chaque nuage a l’éclat de sa chair
Et les contour nacrés de sa poitrine.

La Femme tombe : un geste vers les cimes
Demande encore asile pour son rêve.
Son corps fluide, étendu sur l’abîme,
Semble rouler comme une vague ultime
Le tendre appel épouvanté des grèves.

Traduction : Anne-Marie de Backer

In : Fantasmagie n° 16. Numéro graphique, p. 17.

Advertenties
%d bloggers liken dit: