Enquête over fantastische en magische kunst

1959-00-00_tafelronde_jg05_nr03-04_000Toen het Internationaal Centrum voor Fantastische en Magische Actualiteit (CIAFMA) in het najaar 1958 aan een paar honderd schrijvers en kunstenaars, bekend om hun interesse voor de fantastische en magische kunst, een rondschrijven stuurde, waarin hun o.m. werd gevraagd een beknopte definitie te geven van wat, volgens hen, onder “fantastische en magische kunst” dient te worden begrepen, lag het niet in zijn bedoeling iets toe te voegen aan de grote enquête, een paar jaar geleden door André Breton ingesteld hoofdzakelijk onder de ter zake meest bevoegde deskundigen : psychologen, etnologen, kunsthistorici en -critici.

De uiterst belangrijke antwoorden op deze enquête werden door André Breton opgenomen in zijn werk “L’Art Magique” (Club Français du Livre, 1957). Het leek ons echter niet van belang ontbloot de opvatting omtrent fantastische en magische kunst te vernemen, uitsluitend van hen die deze kunst beoefenen, of zich onder haar beoefenaars rekenen, en er dus wellicht het bestendig voorwerp van hun geestelijke bekommernissen van hebben gemaakt.

Met de antwoorden, die wij hieronder zonder enige commentaar publiceren, beogen wij dan ook alleen een beter inzicht te brengen in de geestesgesteldheid en de kunstbetrachtingen van hen die én het fantastische én het magische in hun dagelijks leven hebben betrokken.

Om aan de juiste formulering van deze definities niet te schaden door vertaling van een veelal haast onvertaalbare gedachtenwereld, hebben wij het geraadzaam geoordeeld ze in hun oorspronkelijke, meestal Franstalige, redactie te laten.

De hier gebundelde definities zijn slechts de eerste die het secretariaat van het CIAFMA als antwoord op zijn rondschrijven heeft ontvangen. Zij zullen later met de inmiddels binnengekomen definities worden aangevuld ; want het is onze bedoeling, door verdere publikaties, het archief van de fantastische en magische kunst bestendig in het brandpunt van de belangstelling te houden.

*

Jean-Pierre ALAUX (Paris)

… “Point de fusion du rêve et de la réalité.”

Juan ANGEL (Buenos-Aires)

Tout l’art est magie.

Noël ARNAUD (Paris)

L’art fantastique est un art de libérer les monstres, tandis que l’art magique est un art fondé sur les symboles. L’ambiguïté des symboles peut rendre fantastique le moyen d’expression. Dans ce cas, une confusion apparente naît entre le fantastique et le magique.

L’art magique traduit une fascination du sur-moi, une façon de perpétuer les actes hors du temps. Il est un jeu dangereux pendant lequel l’imagination est dépassée par l’acte. Le magicien est alors celui qui passe de l’autre côté de l’œuvre, qu’il l’ait créée ou non.

Rachel BAES (Paris)

Enfoncer le mur des apparences, pénétrer à pas de loup dans le monde du réel inaudible, et y vivre dans un cocon de soie naturelle.

Jean BATUT (Paris)

Mon activité dans l’art fantastique porte sur l’analyse des symphonies de Beethoven. Elle fait l’object d’une longue étude après l’intensité émotionnelle de l’audition. Elle se divise en 5 points :
1°) L’ébauche de l’idée général de l’œuvre qui reproduit par une construction figurative les inspirations de l’auteur au moment de sa construction musicale.
2°) Les formes de cette figuration suivant la ligne des motifs musicaux recherchés.
3°) La couleur des mouvements de la symphonie dans leurs thèmes principaux.
4°) Les effets sombres ou lumineux d’après les nuances harmoniques qui forment la partie fantastique du tableau.
5°) L’étude des demi-teintes puisée dans les accords qui en donne la structure. Voici quel est ma définition sur mon travail de peinture musicale.

Roger BEGEY (Paris)

L’art ne peut se définir étroitement. Par essence, il échappe aux limites des systèmes philosophiques ou des dogmes religieux.

Pour moi, il y a beaucoup plus d’esprit dans le “Calvaire” de Mantegna, dans la “Vierge au rochers” de Léonard de Vinci, que dans le dogme catholique. L’art c’est l’expression la plus haute du besoin de transcendence, aspiration ancestrale de l’homme.

Les tendances et les “ismes” sont déjà trop nombreux, inutile d’en créer de nouveaux.

Fantastique veut dire créé par l’imagination. Tout art valable est donc fantastique. Cependent ce terme est trop souvent employé dans le sens d’irréel vulgaire (On tombe alors dans l’attraction pour fêtes foraines.)

Magique, dérivé de magie, implique des actes contre nature. Rendre l’art magique, c’est le fourvoyer. Il doit être perçu par l’homme, ce qui le met inévitablement en rapport avec la nature.

Mais il doit s’élever au-dessus de la nature instinctive (art spontané) pour toucher l’esprit. Il est alors SURREEL. Tout art intellectuel des grandes époques a été surréel.

C’est la seule définition, si cela en est une, que je puisse donner de l’art.

N.B. Le surréalisme n’est pas circonscrit par le mouvement d’une époque et André Breton n’en est pas le pape.

André BEULLENS (Bruxelles)

Butés aux confins du chaos universal, arrivés là où il n’y a plus moyen de faire un pas si ce n’est pour chuter dans le gouffre du Néant, la pensée et l’art se trouvent engagés afin de refuser une fois pour toutes le joug de tout déterminisme rationnel et, de ce fait, reconquérir la liberté.

Notre mission vise à corriger le monde extérieur en fonction d’un désir qui s’alimente et s’accroît de notre propre satisfaction. Réhabiliter les valeurs instinctives et exploiter les images du subconscient afin de découvrir dans l’homme sa réelle force magique.

Andre BLAVIER (Verviers)

Ce qui m’amuse quand “l’intelligence m’embarrasse”, c’est-à-dire, quand je ne fais rien de socialement essentiel : Je chasse aux mythes.

Antony BORROW (Herts-England)

Art which eludes definition, since it communicates for no understood reason. Its province is the interface between the rational and something other, which may be pre-conscious, or numinous, or both ; and which includes humour and horror. Although it cannot be defined, it may be indicated, at times, by myth, fairy-tales, the occult, the gothic novel, the surreal, the pataphysical, crowleyanity, science fiction, and, in ’real’ life, in such pompous ceremonial garments as the judge’s wig.

Gustave BRAHY (Bruxelles)

Pour moi, l’art fantastique et magique (je préférerais : art magique, tout court) est celui qui vise à traduire en représentations concrètes, donc accessibles à nos sens, des réalités qui ne sont accessibles qu’à certains privilégiés seulement: voyants, mages, etc. C’est donc l’art qui nous plonge dans d’autres modes de vie, avec des êtres différents de nous ; dans d’autres mondes pourrait-on dire ! Parmi ces mondes, il y a évidemment le monde démoniaque, le monde angélique, le monde des êtres intermédiaires formant des hiérarchies diverses : élémentals, esprits de la nature, demi-dieux, incubes, succubes, etc…

Max BUCAILLE (Créteil-Seine)

J’appelle art magique tout art qui possède un pouvoir de surprise communiquant au spectateur une émotion qui l’enchante, le bouleverse ou l’envoûte.

Cette communication semble “combler” un vide, une absence chez le spectateur. Je pense que l’automatisme, le hasard, l’obéissance aux dieux sont nécessaires pour l’élaboration de l’œuvre, la raison n’intervenant que dans la dernière phase de cette élaboration.

Ithell COLQUHOUN (Londen)

Magic and phantastic art is metaphysical, i.e., its validity derives from forces not immediately perceptible in the conditions of our physical environment. It may result from an intense and protracted contemplation of natural objects ; seen in themselves and disregarding their utilitarian aspect (magic realism) ; or it may be produced from the hypnagogic forms swarming in the mind below (or above) conscious level, which can be tapped through automatic processes (surrealism).

Richard DANDOY (Amay-Belgique)

Odilon Redon parlait d’un art qui inspire el ne se définit pas, car il ne détermine rien ; un art qui, ainsi que la musique, nous place dans le monde ambigu de l’indéterminé.

L’élégante moisissure des jougs nous invité à découvrir d’autres hallucinations, à rendre le chemin qui y mène, large et troublant.

Il y a une terre promise au terme de ce type de solitude, un jardin où la flore s’ouvre sur l’insolite, le réel reconquis par le Songe.

Georgette DE GROOTE-TANGHE ( St-Michel-Bruges )

L’art fantastique et magique est l’expression sous forme apte à être goûtée de façon désintéressée des tendances irrationnelles et primaires de l’âme humaine.

Julien DELADOES (Bruxelles)

Entre Vie et Rêve

Un auteur crée en son esprit des aventures, des romans monstrueux, fantastiques, des rêves éveillés. Et il prend aussitôt pour des réalités récentes ces inventions instantanées.

Cela paraît désespérant, parce qu’elles ont l’air évidemment vivantes…

Un tel livre serait-il un chef-d’œuvre ? Et ne devrait-on pas lui donner son vrai titre : L’Incohérent, ou Le livre envoûteur ?

Un tel auteur serait-il un personnage abracadabrant? Un paragon d’illogisme? Un être qui vit sans vivre ? Qui parle sans rien dire ? Avouons que c’est cent fois plus extravagant encore ! Allons donc ! Alors, j’ai ricané pour ne pas pleurer de joie, en me disant avec Schopenhauer, qui si Nietzsche est fou, il sut exploiter fameusement son abominable folie. Eh non ! Les surhommes ne sont pas fous. Il n’y a pas d’œuvre sans le don suprême de soi. Le règne de l’Esprit sera le triomphe de l’Art de demain, en devers tout.

Marcel DELMOTTE (Charleroi)

Le fantastique, réalisme magique au rêve éveillé.

Le fantastique ne peut être considéré comme une réalisation purement gratuite de l’esprit, ni fantaisie individuelle des troubles nébuleux de l’individu.

Le but du grand art, c’est de révéler à la masse ce qu’elle pressent mais qu’elle est incapable de traduire. Pour qu’une œuvre soit valable, il faut que les individus se retrouvent en elle en communiant dans le silence et par ce fait réveille les formes engourdies. L’œuvre porte alors un “message”.

Pour y atteindre, ce n’est qu’à force d’amour de la nature, c’est en nous incorporant à elle jusqu’à ses racines profondes et en nous débarassant de toutes les scories de notre moi sentimental que notre vie intérieure prendra forme et deviendra un monde agissant, vérité plus réelle que la réalité individuelle, tendant à l’absolu, vérité de l’univers : le fantastique portant les symboles vivants de notre état émotionnel issu de notre communion avec le monde profond des choses qui nous entourent.

Pour y atteindre, marcher à la découverte de la géométrie secrète des choses, les incorporer dans notre géométrie intérieure, géométrie du moi, rédempté par notre communion avec le monde. Nous arrivons alors à notre vision de ce monde, notre “chemin” “synthèse de l’univers.”

Pour que notre fantasque soit agissant, il faut qu’il soit régi par les mathématiques. Plus l’œuvre sera rigoureuse, plus elle sera magique, peut-être plus hermétique, mais un hermétique plus significatif et évocateur que la simple réalité. L’œuvre contemporaine doit avoir la même rigueur constructive que les machines projetées dans l’espace ; alors elle sera du siècle et de l’avenir.

Pierre-Willy DE MUYLDER (Bruxelles)

Définir, c’est circonscrire.
C’est ôter au fantastique et au magique son essence même, sa poésie, son mystère, son impondérable.

J.L. DEPIERRIS (Paris)

Ankylosé déformante, l’accoutumance au monde suffoque l’homme si le peintre ou le poète ne l’arrachent au comble du sommeil. J’appelle donc Art Fantastique et Magique l’acte foudroyant qui manifeste enfin en ondes vibratoires fascinantes (celles d’un tableau ou celles d’un poème) ce retour vers l’intérieur du Tout, cette prise de conscience soudaine du rythme et du désert mental. J’affirme ainsi nulle et non avenue toute tentative autre que transmutation, par le verbe ou le geste, de la lumière incorporelle. Bref, l’Art Fantastique et Magique est bien l’expérience limite qui, avec les yeux de derrière les yeux, s’efforce à l’expression intégrale du royaume intérieur dans sa relation avec l’univers, et dénouant les secrets de la vie, introduisant au mystère, ouvrant l’issue du labyrinthe, opère en somme, par ce tête-à-tête avec l’invisible, un “fiat” hallucinant, une “apocalypse” de l’âme. Apocalypse étant pris ici en son sens premier de dé-cacher, de découvrir, révéler. En définitive, j’entends par là que l’Art Fantastique et Magique revêt une signification proprement initiatique ; le peintre ou le poète étant, de la sorte, assimilés à ces Nobles Voyageurs d’antan, Thalès, Pythagore ou Flamel, en leurs pérégrinations d’adepte.

Paul DE VREE (Anvers)

L’art fantastique et magique, c’est introduire l’épingle de la personnalité dans le granit de la bêtise. L’image perforatrice débouche à l’extase, aussi bien de destruction que de fécondité.

Louis DUMOUCHEL (Ville Parisis – Seine et Marne)

Au XVIIè siècle l’avion à réaction eut semblé une création magique au même titre que le tapis volant oriental. Aujourd’hui nous ne pouvons confondre industrie et magie. La fée électricité, la magie des couleurs… non… non… le mage qui est en moi… et en d’autres, mes sœurs, mes frères, les mages éternels.

Marc. EEMANS (Bruxelles)

Bien que l’art n’ait cessé de se dégrader au point de n’être plus qu’une chose assez vile, il est de par sa nature même un acte de pure magie. Il est à la fois rupture de discontinuité, incantation, mande et accession au sacré. Il est d’une théurgie qui fait naître tous les possibles. Dès que ces possibles s’agglomèrent en des concrétions d’au-delà de nous-même et du monde, pour se revêtir de l’infinie diaprure des signes et des symboles, ils s’ouvrent au langage des phantasmes, nous dévoilant ainsi la subtile alchimie de tout ce qui s’émerveille en l’Absolu.

Edgar ENDE (München)

Findung von Urbildern und echten Symbolen, aus dem Traum und Wachtraumleben. Ohne Einschaltung des Intellektes.

Visnja ERCEGOVIC (Zagreb)

L’art magique : c’est l’activité accentuée de tous les sens qui, guidés par une intuition élémentaire, vont loin, jusqu’à la création des symboles. C’est le chemin le plus court au sens du spectateur, afin que ces symboles exercent, par leur caractère métaphysique, une suggestion.

L’art fantastique ressemble au premier, exprimé seulement d’une manière plus compliquée, c.à.d. plus incliné à la description, ou dans le cadre des formes classiques ou dans la forme abstraite. Tous deux : l’art fantastique ainsi que l’art magique sont un produit d’une imagination extraordinaire, à laquelle la liberté est donnée par le songe.

Alice FREY (Bruxelles)

A mes yeux, l’art fantastique et magique est celui qui offre le plus de ressources. L’imagination peut vagabonder, se renouveler en sujets beaux ou laids; les formes, les lignes, les arabesques, les couleurs parlent, et c’est leur qualité qui obtient l’œuvre d’art que l’artiste exécute en s’y donnant tout entier.

L’art fantastique et magique pour l’artiste créateur, inventeur est sans limites et tout rempli des richesses que l’artiste offre de tout son cœur à tout le monde qui le comprendra.

Jean-Jacques GAILLIARD (Bruxelles)

L’adresse du Fantastique se trouve en Enfer. Cet Etat comprend une foule de séductions et les plus achalandés et les mieux connus sont ceux de Dante, de Jérôme Bosch et de Swedenborg.

Une Chimère invite tous les commerçants de ses Provinces à constamment déménager, de sorte que les amateurs d’illusions courent par-ci par-là, à la recherche le leur foyer de plaisirs ; se bagarrent comme des fous, mais n’attrapent que Cauchemars, qui ne s’évanouissent pas même devant la Réalité de l’ineffable.

Robert GEENENS (Anvers)

L’art fantastique est né du désir et de la volonté de l’artiste de voir le monde des apparences avec des yeux d’enfant ; de donner libre cours à l’imagination enfin débridée ; de la volonté de l’homme de récupérer la totalité de sa force psychique à la suite d’une victoire sur les interdits qui l’oppriment et de s’abandonner sans réserve au hasard dans l’espoir de s’introduire par sa faille au cœur même du mystère et de son secret.

Geertruida GRöNINGER-VAN DER EB ( Liblar-bei-Köln )

Fantastische en magische kunst voor mij persoonlijk : niet zo zeer een spel met schijnbare absurditeiten, die ergens in ons wezen een reden van bestaan hebben, tot kunst omgeschapen voor en door over-bewuste, tegelijk scherp-intellectuele en over-gevoelige mensen als wel :

Een poëtische, fantastische blik op het omringende en ervarene, gepaard aan het vermogen tot aanvoelen van de magische eigenschappen, die deze zaken in zich dragen en die aan hen eerst de bestaanskracht verlenen,
verwerkt tot : kunst, die uit zichzelf ook weer magisch de beschouwer (lezer) bant.

Claude HAEFFELY (Massugas-Gironde)

Difficile à enfermer dans une formule…

Paul HAESAERTS (Bruxelles)

Ni plancher ni plafond

LA TETE EN BAS

tripes déroulées cerveau éveillé chaviré – à perdre cœur.

Friedrich-Markus HUEBNER (Amsterdam)

Le monde en lui-même est un phénomène magique. Conséquence : l’Art fantastique et magique est la façon la mieux adaptée pour exprimer cette situation.

Georges HUGNET (Paris VIe)

 Passer d’une réalité à l’autre et rendre possible l’invraisemblable.

Serge HUTIN ( Fontenay-aux-Roses-Seine )

Est fantastique, selon moi, toute œuvre d’art qui dépasse la “réalité” quotidienne — d’une manière brutale ou subtile — tout en n’étant pas une construction arbitraire, artificielle voulue par l’artiste. François JACQMIN (Les Awirs-Belgique) Le nombril cartésien, on le sait, est la cicatrice du brouillard. Par temps humides, d’énormes démangeaisons reprennent l’éther et répandent une sensation de gangrène atmosphérique… Une profusion de dahlias mentaux s’empare alors de notre imagination : à la faveur de leur parfum il nous sera désormais loisible de construire nos cosmogonies…

JOHFRA en DIANA (Den Haag)

We zijn vanaf 1953 leerlingen in de Mysteriën en beoefenen serieus de Alchemie en de Magie. We zien een groot gevaar in de wijze waarop onze cultuur zich momenteel bezig is te ontwikkelen en missen het geloof in de toekomst van deze veruiterlijkte en vermechaniseerde, verontmenselijkte ( ! ) beschaving. Ook zijn we felle tegenstanders van de moderne kunst, zoals deze zich sedert de eeuwswisseling heeft ontwikkeld. Met geheel onze inzet trachten we onze meta-fisische wereldbeschouwing uit te dragen met behulp van een zo perfect mogelijke schilderwijze.

We beschouwen dit als een, ons opgedragen, priesterlijke taak. Welbewust van de tegennatuurlijke neurotische samenleving distantiërende, trachten we in ons leven, zowel als in onze kunst, een klassiek evenwicht tussen doel en middelen te verwezenlijken.

Bernard JOURDAN (Paris XXe)

L’art magique recherche 1°) la présence plus ou moins volontaire d’une parcelle de puissance surnaturelle dans l’objet créé par l’artiste ou les mots qu’il a assemblés.
2°) l’utilisation personnelle pour le meilleur et le pire de cette parcelle de puissance (qui est au moins de connivence). L’art fantastique est un art de braconnier, il veut le silence et la nuit. Il consiste en la capture et l’apprivoisement de fantômes personnels ou collectifs et à leur montre dans des cabinets secrets ou des ménageries ambulantes.
Inconvénient :    Dégénère facilement en
Musée Dupuytren.

Théodore KOENIG (Bruxelles)

Fantastique, Magique sont rigueurs particulières sans qoui il est impossible de connaître l’homme convenablement: n’est-ce pas grâce aux plus fantastiques manifestations de la magie qu’il nous est permis — parce que nous existons — de répondre, par exemple, au présent questionnaire ?

Cette optique d’importance ou non, peut-être (suivant celui qui juge) irait jusque là que Magique et Fantastique ressemblent furieusement à une certaine manière de respirer.

Quant au reste, voici l’image que l’on peut, incidemment, se faire des mots : ART FANTASTIQUE : façon magique de traduire.

ART MAGIQUE : procédé fantastique
suivant lequel on interprète.

KORBAN (Bruxelles)

Octave LANDUYT (Gand-Courtrai)

“Prendre des risques avec la beauté, pour créer une surface essentielle, pièce à conviction d’un procès où tous les éléments les plus vrais de l’être humain sont en jeu. — Dépouillement d’une surcivilisation.”

Pol Le ROY (Grand-Bigard-Belgique)

Une définition ? Cela pourrait aussi bien être ça :
L’Art Fantastique, se mouvant dans l’imaginaire, incursionnant dans les domaines de l’interdit d’une morale et d’une logique vulgaire et nous transportant ainsi dans le monde de la liberté et du rêve, peut être, selon sa seule pulsation spirituelle, l’attrape qui fausse nos aspirations, ou l’adjuvant qui nous rend propice à une interaction avec la magie, rôdant alors à ses frontières.

L’Art Magique, se situant, lui, par définition, hors de toute magie opérante dans le sens premier et se résumant en ce regard bénéfique d’une œuvre, éveillant ou fructifiant nos pouvoirs de connaissance intuitive et de dépassement ; ce même regard, mais maléfique, nous envoûtant et égarant dans les voies d’une pseudo-connaissance passionnelle, qui mènent à la lente pétrification, terme de l’égocentrisme.

Les deux, se moquant de toute définition ou distinction et se confondant en toute œuvre de réalité profonde, révélatrice, en bien ou en mal (catégories relatives), des mondes incalculables du possible, inclus dans l’essence même de l’être.

Claude LYR (Bruxelles)

L’Art est magique par essence puisque son rôle est de toucher directement le psychisme sans l’intermédiaire de l’intellect ou de la raison. Il est le langage qui exprime ce que les mots ne peuvent cerner, langage de ce fait absolument symbolique. La beauté qui est le fait de l’art exerce une action magique sur les hommes à l’égal de n’importe quel signe particulier. L’Art fantastique est celui qui rend compte des transformations que l’univers visible et vécu subit par son passage ou sa réflexion dans le psychisme d’un artiste. Il rend compte aussi du monde intérieur de l’artiste, c’est-à-dire de l’univers de son inconscient. Toute création pure comporte une part de fantastique.

René MAGRITTE (Bruxelles)

L’Art fantastique et magique se conçoit comme tel si c’est en premier lieu d’une conception de l’art qu’il s’agit de s’inquiéter.

Ce serait abusivement que l’on nomme ainsi ma conception de l’art de peindre. Elle ne concerne ce que je pense qu’en second lieu : elle correspond au sentiment nécessaire que j’ai du mystère du monde familier où nous vivons et dont la peinture, qu’elle soit fantastique ou non, n’est qu’un détail comme tout autre détail quelconque.

Georges MARIEN (Anvers)

Art féérique dans lequel la liberté la plus complète préside à la création d’images poétiques, de symboles personnels, de textes oniriques ou mystiques où le ton prophétique et la magie du verbe s’allient aux apports du conscient, du subconscient et de l’Inconscient Collectif et portent le sceau d’une mythologie strictement individuelle.

Marcel MARIEN (Bruxelles)

Voir Littré.

Raoul MICHAU (Paris)

Je me méfie des conceptions et surtout des miennes, et je ne sais trop dans quelle mesure je participe à un art fantastique et magique, domaine controversé et retentissant. Si je donne une grande place à la vision intérieure, — qui débouche sur une monde “autre”, qui approvisionne gratuitement l’artiste en formes mystérieuses, qui cautionne aussi et guide les évocations de ses gestes — c’est précisément parce qu’étant perception, elle a le grand mérite de dispenser des conceptions. Si de plus j’introduis dans le circuit la nature, c’est affaire de convenance personnelle, sur le chemin de la peinture, sans laquelle aucun tableau magique n’aurait la moindre chance de vivre. Et ce n’est pas assez dire, car j’aime vraiment la peinture en elle-même. D’ailleurs, qu’est-ce qui est magique ? Selon moi, c’est simplement ce qui introduit une causalité entre deux ordres qu’on croyait séparés. Tout le reste me paraît prétention, pacotille et bavardage. Et il ne suffit certainement pas d’être insolite pour être magique, ni surtout pour faire œuvre qui vaille. Puis-je ajouter que par des voies diverses, la conjonction qu’on voit s’établir de tous côtés entre la passion de la vie surréelle et la passion de la peinture me paraît constituer un des courants les plus essentiels de l’art de notre temps.

Carolina MUCHNIK (Buenos-Aires)

La Pintura Fantàstica, para mi, es la que toma imagenes de la realidad y las idealiza dotandolas de las formas que espontanéamente asumen en la mente del pintor. El caracter mas o menos fantastico esta en relacion directa con el grado de esa espontaneidad.

Paul NEUHUYS (Deurne-Anvers)

Q’est-ce qu’un poète ?
un monsieur qui se croit heureux avec
un bout de crayon ?
Il saura ce que ça lui coûte à ce garçon. Regardez-le ranger ses paperoles dans un chiffonnier en bois d’amourette. Interpréter l’intrinsèque Chevaucher le convolvulus.
La véritable vérité vraie
se paie d’onomatopée
et c’est lorsque je ne puis
plus compter sur aucun appui
que je saute sur mon bout de crayon
comme l’acrobate
sur le plus vertigineux des trapèzes.

Joseph NOIRET (Ganshoren-Bruxelles)

1)    Le fantastique : tout ce qui me surprend dans la réalité quotidienne, tout ce qui surgit soudain dans le champ de ma conscience avec la violence neuve de la prise de sensibilité sur le monde.

2)    A bien y regarder, le fantastique pour moi s’identifie à la poésie dont il n’est pourtant qu’une contrée familière.

3)    Je rejette l’irréalisme systématique, raisonné, religieusement commercial à la Dali, pignon sur rue pour bourgeois à conscience lourde.

4)    Comme il me paraît assez oiseux de définir théoriquement le fantastique (à moins d’adopter la formule passe-partout du dictionnaire), je citerai des exemples : Chardin, de préférence à Bosch même, Pignon, Rebeyrolle, Minaux, Saint John Perse, Ingmar Bergmann, etc… Mais la liste, à l’image du réel, serait infinie.

5)    Après avoir rappelé qu’Henri Lefèbvre a lucidement (en marxiste) approché le merveilleux, je réclamerai une analyse démystificatrice de ces paysages mentaux magiques, pour éviter toutes les tentatives réactionnaires d’occultation (comme celles dont est victime Nerval).

6)    S’il faut une conclusion : le fantastique, le merveilleux, c’est la vie quotidienne même, c’est la poésie, etc… (recommencer la lecture du 1).

NORGE (Saint-Paul de Vence, A.M.)

Tout art fantastique (ou magique) s’élevant au-dessus de la superstition ou du jeu, tend au pur spiritualisme.

Aubin PASQUE (Bruxelles)

Le Fantastique est au septentrion, ce que le merveilleux est au sud. On naît avec le sens du Fantastique, alimenté par l’ensoi que se confronte et se heurte aux apparences du monde extérieur. Recherches, expériences, alchimie, connaissance, écartent lentement le voile qui couvrent les choses. C’est aussi la hantise de libérer le germe premier, de lui permettre de nouvelles éclosions, de nouvelles renaissances.

Toute œuvre valable est une opération magique où la sève emprisonnée recrée de nouvelles formes avec une nouvelle vigueur. Venu du centre immobile, en le manifestant d’abord dans le son, l’invisible se visualise et le visible refait son expérience dans le néant. Ce langage patient et passionné a sa pulsation dans le balancement de l’ombre et de la lumière, dans l’orbe soleil et lune, tic-tac infaillible et fragile dans l’horlogerie cosmique. Par l’extase le poète, préhenseur de l’éthique en perpétuel devenir, prépare l’homme à sa vie future sur d’autres planètes.

Adriaan PEEL (Antwerpen)

Migadâye saccâ sutvâ kavi jîvam caram tassa vacâ gâyati sivamkaro. Nânena te-kim payojanam ? Loko manomayo âkâso ca manomayo honti !

Raymond F. PIPER (Syracuse 5, N.Y. U.S.A.)

Fantastic art consists of fanciful, capricious, grotesque, unnatural designs created to express whimsical, weird, strange, marvelous, irrational feelings or ideas.

Marcel & Gabriel PIQUERAY (Bruxelles)

Entre les remparts, exactement à l’avant du fanal, mais au plus haut sommet des piques, les serres plantées dans ses voiles de soie violâtre, trônait, placide, le Phlox. Cette plante-animal promenait, sèchement, ses regards sous elle.

En bas, — car elle dominait tout le paysage, — des lambeaux de nuages légers s’aggrippaient, mollement, aux rocs durs qui encombraient la plaine. Des bœufs blancs paissaient, près d’un ruisseau infesté de méduses aussi corpulentes que des roues de chariot. Un boa noir, enfin, complètement velu, serrait sans bruit, entre ses anneaux, une autruche superbe dont le bec, par intermittence, s’ouvrait avec effort, laissant échapper une plainte longue et aigre.

On dit que le Phlox, griffu, en principe, se suffisait à lui-même et qu’il tirait le meilleur parti possible du spectacle qui s’offrait à sa vue.

Et ce n’était qu’à de très rares moments de l’année qu’un macaque vieillot — mignon virtuose ! — produisait doucement, à l’aide d’un violon d’ébène, une mélodie suraigue, toujours la même, et qui, sitôt morte dans l’air, laissait le pauvre singe tout rêveur.

Alors, délaissant l’objet de sa tristesse, accroupi dans les hautes herbes, le front dégagé, l’épaule éclairée, il se masturbait, à la dérobée, à la manière des ensacheurs, lançant parfois vers les cieux un œil chargé de    maussaderie, de peur que le Phlox, en tournant la tête, sans crier gare, — nous nous comprenons, — ne le vît.

Helmut PLONTKE (Hamm, Westfalië)

Die letzten 2000 Jahre Kultur haben fast nur Vernunft und Verstand zu ihrem Recht kommen lassen. Doch Magie und Phantastik liegen auszerhalb des rationalen Bereiches. In beiden Phänomene steckt absolute Unmittelbarkeit. Und in der magischen und phantastischen Kunst “arbeitet” der Künstler medial. Er tritt in persönliche Verständigung mit den Geister-Wesen. Während er bei der Magie mehr mit Erd-Geistern “korrespondiert”, die, stark verschlüsselt und schwer enträtselbar, zwingende Gewalt haben = schwebt ihm die Phantastikeleichtfüs-ziger entgegen. Sie ist klarer und lichter. Doch beide prägen eine Kunst, die nur wenigen Menschen zugänglich ist. Beide sind Fatum. Die Meditation ist ein Weg zu Ihnen.

Cécile de REVILLE (Stellenbosch – Afrique du Sud)

L’amour sublime avec ses élans et ses douceurs (magiques), à mon avis, le fondement de l’art magique et fantastique.

Jean ROUSSELOT (L’Etang-la-Ville. Seine-et-Oise)

Je me méfie de la délibération en ce domaine. Poète ou peintre, l’artiste est guetté par la littérature, le contre-plaqué, s’il part d’une volonté de fantastique et de magie. C’est plutôt dans l’opération créatrice elle-même que résident magie et fantastique. Les mots et les formes nous sont proposés par un ailleurs que nous connaissons bien mal. Notre voix et notre main, pour peu qu’elles obéissent à cette impulsion, mystérieuse, donnent naissance à un monde que notre pensée hésite à reconnaître mais où l’attendent d’étranges certitudes.

Mais, si l’acte de dire (ou de peindre) est magique, il le doit bien aussi au mystérieux processus qui, d’un son fait un mot, et d’une tache de couleur, un visage ou un arbre. La matière, sonore ou plastique, est pleine d’une vie organique dont nous devons écouter les suggestions, les mouvements, au même titre que les proportions de notre inconscient.

Denise ROELANDTS (Molenbeek-St Jean, Bruxelles)

Outillage aux symboles, l’art fantastique et magique, couve l’insurrection à la réalité extérieure, écorce-réalité. Je conçois le fantastique comme un bâtisseur de naissances-profusion. Révélateur. Fantaisie-ballet évaporé. Une poussée, un tourbillon figé, une excroissance.

La magie dominateur. Elle laboratoire, la métamorphose. Elle est pays où l’objet sort de son mystère pour entrer dans l’enchantement : le mystère – superstruc-l’homme. L’homme, ce grand prisonnier a pouvoir libérateur. Son art fantastique et magique est Tour de Babel de nos serrures, nos messages sous-marins ; il est fil électrique où la foudre-hermétisme fait connaissable de son méconnaissable ; où la manipulation du pèsecode leste le plein vol du “Possible planeur”, où notre Démon et la Vérité sont mis à nu en cristallographie.

Ces formes de l’art sont, à mon sens, le monde où l’homme-dieu fait son Théâtre de l’Endormoir aux Actives.

Pierre ROY (Paris)

Je pense qu’il n’avait aucune conception à ce sujet et qu’il n’aurait pas répondu à cette question, (réponse donnée par Raoul Michau.)

Remy VAN DEN ABEELE (Binche)

Au point où j’en suis dans mes démarches artistiques, il ne m’est pas possible de faire une distinction nette entre le fantastique et le magique.

Le geste le plus simple, tel le baiser de la mère qui calme la douleur de l’enfant, peut posséder une puissance magique que seuls les poètes sont encore capables de déceler, ne fut-ce que confusément.

Le fantastique nous environne, mais on n’y prend plus garde. L’humain perd ainsi une somme de possibilités d’être, une réserve de puissance, de grandeur et de beauté.

Le fantastique comme le magique ne s’inventent pas, ne se créent pas, ils font partie intégrante de l’Univers.

Bien que sensible au Merveilleux, l’être humain éprouve de la terreur devant ses manifestations. Cette terreur, avec l’épouvante du divin est à la base de l’inquiétude humaine.

Les révélations scientifiques successives ont apporté des explications à certaines de ces manifestations. Mais d’autres sont restées dans l’ombre.

Le fantastique et le magique pourraient donc être considérés comme sciences des choses cachées ou encore sciences des causes de manifestations incompréhensibles. Pour ces études, nos cinq sens ne suffisent pas. Il faut utiliser toutes les ressources qui sont en nous (intuition – inconscient – etc.). Et lutter sans considération des barrières de l’incrédulité qui sont dressées devant nous.

Léo VAN PUYVELDE (Bruxelles)

Conservateur en chef honoraire des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. La forme qu’invente l’artiste est un signe bien plus éloquent que le monde qu’elle peut évoquer. Elle naît en lui de l’obsession d’une idée, de l’émotion qui étreint, elle évoque une vision interne d’un monde qui est aussi réel que celui du dehors. Mais c’est de la valeur de ce monde interne et du contact direct de la figuration avec lui que dépend aussi là valeur de sa création artistique.

C’est en tant qu’être humain, qui a des prolongements jusqu’à l’invisible et l’infini, que l’artiste, avec ses idées, ses émotions et leurs formes, m’intéresse. Sinon, pourquoi ne le considérerais-je pas comme un vulgaire photographe en couleurs ou comme un simple technicien de décorations académiques et gratuites ?

Marthe VELLE (Bruxelles)

Tous deux issus de la rigueur arbitraire d’une connaissance intuitive. Fantastique: cerner et projeter, par abandon à l’imagination onirique hallucinatoire, ce qui — en soi — se pousse, se voit, s’articule et se pense, sans conduction mentale consciente. Magique : prise de possession irrationnelle d’un objet réel tout fait (cri – mot – geste – image – volume) — le vider de son indentité apparente et de sa destination naïve — le transmuer par dépaysement et projection de la puissance imaginative analogique en objet enchanté.

Jan VERDOOT (Bruxelles)

je me sens comme envoûté devant certains spectacles de la nature, tels ces arbres qui ont pris formes humaines, de même que devant certains aspects de la magie ou de la poésie. Mon imagination prend alors librement son cours et je m’essaie à exprimer tout ce que j’y devine de mystérieux, de troublant.

S’appliquer a priori à faire “magique” pour le plaisir gratuit de faire du “magique” me paraît une hérésie, aussi tout ce qu’il peut y avoir de magique dans mes œuvres ne se révèle qu’au fur et à mesure de leur achèvement et comme à mon insu.

Mon instinct me paraît un guide des plus sûr sur la voie de la magie, et peut-être qu’ici des forces obscures qui me viennent du fond des âges me sont du plus grand secours. Je sens alors que la voix de mes ancêtres qui étaient d’authentiques sylvains (ma famille n’a cessé de vivre à proximité et dans l’intimité des bois) se fait entendre et me met en communion intime avec tout ce qu’il peut y avoir de hautement magique dans le grand mystère des arbres, mes amis les plus chers et les plus émouvants.

Pierre VERSINS (Lausanne)

Je n’y ai jamais songé, mais comme je suis sur la trace d’une définition de la littérature fantastique, je penserai à cela. Impossible, comme ça.

Prof. Boris VIZINTIN (Rijeka – Jougoslavie)

Die phantastische und magische Kunst ist eine Kunst, die mit dem Ziel der Befreiung von den konventionellen und traditionellen Rücksichten, von allen Verbindungen und Grenzen beraubt ist ; die Kunst einer inneren individuellen Logik, einer eigenartigen Poesie, die ihre Inspiration aus der Welt der Phantasie und eigener Natur schopft. Der Künstler ist ein Magiker, der sich im Raume des “Psychischen” bewegt.

Ki WIST (Bruxelles)

L’art fantastique et magique serait celui qui, basé sur l’irréel ou le rêve, a une valeur spirituelle certaine, et qui tout en étant d’origine partiellement inconsciente reste toujours sous le contrôle d’une intelligence morale hautement développée.

La fantaisie et la magie souvant se cachent inaperçues au sein des œuvres d’art, mais qu’importe, car un jour viendra le spectateur, qui sera le mage, capable de réveiller les esprits endormis et de communiquer avec eux.

Martha Beatriz ZUIK (Capital Fédéral – Argentine)

Lo magico, lo fantastico, tanto seadentro o fuera del arte, es lo que nos impulsa a vivir.
S’appliquer a priori à faire “magique” pour le plaisir gratuit de faire du “magique” me paraît une hérésie, aussi tout ce qu’il peut y avoir de magique dans mes œuvres ne se révèle qu’au fur et à mesure de leur achèvement et comme à mon insu.

Fantastische en magische kunst: een handvol definities. In : De Tafelronde n° 3-4, 1959, p. 54-63.

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